Pétition pour sauver une culture

 

De combien de milliers de voix avons-nous besoin pour empêcher la lourde dalle du silence de s'abattre sur ce patrimoine sauvé du génocide et porter enfin à la lumière de vos regards cette culture survivante ?
Vous avez la réponse…

 

Les survivants du génocide, dans un ultime geste de reconnaissance envers ceux qui les ont recueillis, ont décidé de déposer sur notre sol les objets qu'ils avaient pu sauver avec eux, certains au péril de leur vie.
Ces objets ont donné naissance au " Musée Arménien de France " fondation reconnue d'utilité publique qui a reçu la mission de conserver et présenter les collections créés grâce à leurs dons et à la générosité des mécènes venus les enrichir.
Date symbolique, il a été consacré par un arrêté ministériel un 24 avril, en 1953, c'est le jour retenu pour la commémoration officielle du génocide arménien dans le monde.
Témoins de milles existences modestes ou prestigieuses dont chacun saisit la Foi et l'humanité au premier regard, ces objets représentent une culture qui survit depuis 3000 ans.

Nous relançons cette pétition qui, en 2015, année du centenaire du génocide arménien, a été signée par plus de 11.000 d'entre vous. Rien n'a bougé depuis votre mobilisation.
Les conditions de travail sont de plus en plus déplorables et ce que nous craignions se réalise inexorablement, les objets mis en caisses pour six mois en 2011 selon les directives de la Direction des Patrimoines sous l'autorité du Ministère de la Culture, se détériorent progressivement devant les restrictions d'accès à nos salles. Les conséquences du harcèlement actuel aboutissent à le priver de son public, entrainent sa disparition de la scène culturelle et mettent son existence en danger.

Si ce musée est né d'une tragédie, il n'a pas été créé pour être un mausolée. Les survivants lui ont apporté la vie, il a le devoir de la conserver, de les faire revivre. De se plonger dans le présent. Il doit vivre pour eux.

Vous trouverez au long des pages de cette pétition le harcèlement constant dont il est l'objet :
La convoitise de ses espaces.

Publié le 13 mars 2018 dans