Exposition Yuxanyan

Au 10 de la rue Thouin à Paris dans le 5e arrondissement, au Centre culturel arménien Saint Mesrob, le Musée arménien de France (www.le-maf.com) vous présente Sarkis Yuxanyan peintre-sculpteur.

Sans paraître ses 79 ans, Sarkis Yuxanyan occupe toujours depuis 20 ans son « Atelier14 » au 13 de la rue Hratchia Kochar à Erevan dans l'immeuble où résident encore des artistes, réunis comme à l'époque soviétique, mais aujourd'hui avec plus de précarité.

Né en 1931 à Erevan, il fit ses études à l'école des Beaux Arts « Panos Terlemezian » de 1954 à 1958 et dès 1960 expose en République Soviétique. Il décide de s'initier à la sculpture, qu'il a toujours dit préférer, et fini diplômé de l'Institut de l'Art de Erevan en 1963. Dès 1962, encore étudiant, il a une exposition personnelle de ses sculptures à Tbilissi (Géorgie) où le Musée Pouchkine à Moscou acquiert sa sculpture en plâtre « Holé-Hop ».

Toujours à Moscou, six ans plus tard, en 1968, la Galerie Tretiakov achète deux bas-reliefs sur bois : « Les boulangers » et « Horovel ».

Lors d'une exposition internationale en Hongrie en 1970, deux sculptures sur bois : « La filandière » et « Le petit berger » sont acquises par un musée de Budapest . Depuis 1970 « Le progrès », un fronton monumental de 20m x 8m ainsi que l'horloge en cuivre ciselé « Les douze signes du Zodiaque » ornent la gare de Gumri.
Vashken Ier alors Catholicos de tous les arméniens achète en 1972 « La chanson », une sculpture sur bois, et l'expose dans une des salles de sa résidence personnelle à Etchmiadzine en Arménie. Une copie en sera vendue en Italie en 1974.
La même année le Musée d'Art Moderne d' Erevan présente « La maternité », sculpture en tuf de 80 cm x 1 m.
« Le vol » sculpture en cuivre de 2m verra le jour en 1978.

Et son célèbre « Ikar », le regard tourné vers le ciel, saluera à partir de 1979 du haut de ses douze mètres, les rares visiteurs autorisés à pénétrer une cité ultra secrète, « La Cité des Etoiles » au nord est de Moscou. Rendue au civil en 2009, ce complexe militaire abritait le « Centre d'Entraînement des Cosmonautes Youri Gagarine » qui formait alors les pilotes à l'Aventure Spatiale.

Quatre frises sculptées, deux de 30m x 2m et deux autres de 15m x 2m ornent les murs du Théâtre de l'Opéra d'Erevan depuis 1980. La gare d'Ayroum reçu en 1985 un bas relief de 8m x 3m. Et onze ans plus tard en 1996, Sarkis Yuxanyan réalise la décoration de la « Maison de l'Oeuvre des Ecrivains » à Tzakadzor. Une composition de bas reliefs de 6m x 4m, sur la façade, illustre les contes d'Hovhannes Toumanian : « La goutte de miel », « Le chien et le chat », « Grikor » et « Le coq invincible ». A l'intérieur, chacun des trois étages abrite un bas relief de 10m x 3m : « La victoire », « La paix », « Les arméniens célèbres ».

A l'aube de ses quatre vingt ans Sarkis Yuxanyan, artiste accompli mais méconnu en dehors de l'Arménie, décide de se consacrer à la peinture, art par lequel il commença sa carrière. C'est un aperçu de ses oeuvres picturales que le Musée arménien de France a le plaisir de vous présenter aujourd'hui.

Publié le 17 mai 2010 dans