La numismatique
L'intense activité commerciale des arméniens, conséquence d'un territoire situé au croisement des routes de l'Europe et de l'Asie, nécessitait la création d'une monnaie d'échange nationale.
- La première monnaie fut frappée au IIIe siècle avant Jésus-Christ par les rois arméniens de Sophène : monnaies en bronze de Charaspès, Arsamès, Abdassarès, Xerxès.
- Les Artaxiades à leur tour frappèrent, à partir du IIe siècle avant Jésus-Christ, nombre de monnaies en bronze et de beaux tétradrachmes d'argent inscrits en grec à l'effigie de leurs rois, parmi lesquels Tigrane II, dans les ateliers d'Antioche, Artaxate et Damas.
- Puis vint la dernière étape, après des siècles car, à l'exception d'une monnaie de cuivre à l'effigie du Christ, frappée en Grande Arménie par le roi Korike, il faudra attendre l'établissement d'une Petite Arménie cilicienne pour parvenir à l'ultime phase de l'histoire de la monnaie arménienne, ultime mais non des moins importantes, où monnaies en argent: double tram, tram, demi-tram, takvorin ou en cuivre: tank, kardez, pogh (prononcez "porh") et exceptionnellement en or, seront frappées par six barons et quatorze rois, de 1080 à 1375, de Roupen à Levon V, dans la capitale de Sis et à Tarse. Ces monnaies, inscrites en caractères arméniens, ornées de symboles chrétiens, représentent le plus souvent le roi et au revers un lion accompagné du nom de l'atelier monétaire ou d'une invocation religieuse.